Ethique > Tests sur Animaux

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Au cours du XXe/s, le nombre d'animaux utilisés pour la recherche et l'expérimentation a augmenté de façon dramatique.
Depuis mars 2013, l'Europe interdit tout produit cosmétique dont le produit fini et les ingrédients ont été testés sur les animaux non-humains. Mais on estime que plus de 100 millions d'animaux sont utilisés chaque année à travers le monde pour les expériences en laboratoire dont 11 millions au sein de l'UE. Les animaux cibles sont : les rongeurs, les lagomorphes, les poissons, les oiseaux, les chats, les chiens et les primates.
Les principaux types d'expérimentations incluent :
  • La recherche fondamentale (physiologie)
  • La recherche biomédicale (test des maladies humaines)
  • La génétique
  • Les essais de produits
  • L'enseignement
  • La formation (vivisection)

En ce qui concerne les produits que le consommateur utilise le plus communément on peut citer : les parfums, shampoings ,dentifrices, teintures pour cheveux, crèmes pour la peau, maquillage, déodorants, vaccins,... Tous les tests en rapport avec ces produits que l'on peut trouver anodin recèlent en fait de grandes souffrances.
La recherche animale est financée par différents grands groupes industriels tels que Procter and Gamble, Unilever ou encore Colgate-Palmolive. Mais les organismes caritatifs de recherche sont également coupables de cette pratique cruelle (recherche sur le cancer, maladies du coeur, Telethon..).
La nécessité de ces pratiques est d'autant plus discutable que la validité des résultats est remise en cause par d'importantes différences au niveau du métabolisme cellulaire entre l'humain et toutes les autres espèces. Par exemple, les chimpanzés infectés par le VIH ne développent pas les symptômes du SIDA de la même manière que les humains, alors que nous appartenons à la même famille des hominidés.
Les 3R est un concept qui fut présenté par Russell et Burch en 1959, qui signifie : ' Réduction, Réforme, Remplacement ' :
  • Réduction du nombre d'essais
  • Réforme de la sévérité des essais et des espèces utilisées
  • Remplacement des essais sur les animaux – qui constitue l'objectif ultime

Le concept des 3R ne fait pas l'objet d'une mention explicite au sein de la législation européenne, mais ses principes sont intégrés dans l'article 7, paragraphes 2-4, de la Directive 86/609/EEC du Conseil (1986):
Article 7, Paragraphe 2: Il ne sera pas effectué d'expérience s'il existe une possibilité raisonnable et pratique d'avoir recours à une autre méthode scientifiquement acceptable et n'impliquant pas l'utilisation d'un animal pour obtenir le résultat recherché.
LES METHODES ALTERNATIVES :
  • Les ordinateurs ont contribué aux avancées en matière de recherche par simulation et réalité virtuelle. Ce type de recherche est dénommé in silico (dans les ordinateurs), par opposition à in vivo (dans l'organisme vivant), et in vitro (dans une culture de cellules et de tissus). Des cellules, tissus et organes complets sont simulés soit directement dans des programmes informatiques (tels que des programmes de dissection virtuelle) ou dans des mannequins (modèles physiques). Un modèle gastro-intestinal a par exemple été développé, qui permet de simuler l'estomac, le petit intestin et le côlon, et qui peut être employé pour les essais de médicaments, les interactions médicaments / aliments et les études microbiologiques.

  • Un modèle synthétique de peau appelé ‘Corrositex' est un exemple de support qui peut se substituer aux animaux lorsqu'une substance est testée pour voir si elle attaque ou brûle la peau. Cette alternative a été acceptée en remplacement des essais réels réalisés sur la peau d'animaux.

  • La recherche in vitro consiste à étudier des cellules, tissus et organes isolés du corps vivant, animal ou humain, dans un environnement artificiel (à l'intérieur d'un tube à essai par exemple). Les lignées cellulaires établies proviennent d'animaux dont les cellules ont été prélevées par le passé et aucun animal n'est alors requis par la suite, tandis que les tissus ou organes primaires proviennent d'animaux qui sont délibérément sacrifiés pour leurs tissus ou organes. Les banques de tissus humains sont désormais en cours de développement dans certains pays, mais il existe de nombreux obstacles légaux et éthiques qui rendent leur mise en œuvre difficile. Les donneurs humains représentent toujours une minorité et davantage de donneurs sont désespérément requis. De plus en plus de scientifiques pensent que la recherche in vitro représente le futur des essais de substances.

  • Un développement récent en recherche biomédicale implique l'utilisation de cellules souches, qui sont des cellules précurseurs ou des cellules mères ayant une capacité de réplication et de différentiation, et également capables de donner lieu à différents précurseurs morphologiquement reconnaissables de différentes lignées de cellules sanguines. La recherche sur les cellules souches humaines est très prometteuse, du fait qu'aucun animal n'est plus requis et que les cellules sont potentiellement utilisables dans différents types d'applications.

Le développement et l'acceptation de méthodes alternatives peuvent prendre des années ; ce type de recherche manque par ailleurs de financement, tandis que l'expérimentation animale est très bien financée.
La promotion d'un mode de vie sain permettrait d'économiser des milliards de dollars qui sont actuellement dépensés en recherche et en traitements et soins pour les patients.







   
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